[ Réseaux sociaux ] Cogito Réseautum
C’est en lisant un article dans Telerama au sein duquel Stéphane Jarno essaie de nous faire découvrir les 5 services sociaux les plus représentatifs du moment (Viadeo, Myspace…) que j’apprends une nouvelle qui ne m’étonne plus : Télérama se lance dans le réseau social : nom de code Wizzz.fr.
Cela ne me surprend guerre : L’Etudiant, Google (en surpassant l’offre Orkut), Les Impots (?) préparent eux aussi leur réseaux sociaux.
Effet de mode ? Syndrome du marketing du « follower » ?
Toujours est-il que dans cette optique où « l’important n’est pas ce que l’on connaît mais qui l’ont connaît », il est devenu aussi dur de trouver un réseau social intéressant que de trouver du gateau basque dans les rayons d’une grande surface parisienne.
On peut se féliciter de l’explosion des réseaux sociaux et de ses utilisations, mais nous sommes toujours dans la phase de pré-maturité des réseaux sociaux.
Alors on en est où avec les sites communautaires ?
Une cartographie peut nous aider à y voir plus clair sans pour autant se projeter dans l’avenir :

J’ai donc fait un petit tour sur les blogs spécialisés et ai survolé quelques études s’y reportant et les informations ne sont malheureusement pas riches en enseignement :
- Facebook s’est rapidement imposé comme le modèle le plus intéressant à la fois pour l’utilisateur mais aussi pour les agences marketing …
- 60% des européens utilisent les réseaux sociaux
- La course au « social graph » (définition : C’est l’ensemble des relations de toutes les personnes dans le monde) s’intensifie et où on ne parle plus en terme de « somme » mais en terme nettement plus qualitatif
- La cartographie-cation des réseaux sociaux est en plein booom
- L’avenir est dans la recentrage géographique et des services géolocalisés et hyper-localisés
- La création de réseaux sociaux est à la porté de tout le monde (cf Ning > déjà 100 000 réseaux sociaux créés – je viens de crééer le mien ici)
- L’événement social est au cœur des réseaux sociaux (la HSBC en a fait les frais)
- 85% des tennagers qui seraient inscrits sur MySPace contre seulement 7% sur Facebook
- Que la participation est encore paradoxalement pauvre (cf. billet à venir)
- La monétisation de la contribution sociale est bien plus qu’une réalité
- La mondialisation ne touche aucunement (pas encore tout du moins) l’uniformisation de l’utilisation d’un réseau social
- La sur-mediatisation de ses actes quotidiens pour les rendre public va intéresser bon nombre de sociologues afin de proposer des sociostyles bien plus affinés (les agences emarketing n’attentent que ça
)
Se diviser pour mieux régner ?
C’est un peu le premier bilan que je ferai des moult réseaux sociaux rencontrés après quelques heures de surf sur la grande toile de l’information.
Le web a ré-inventé la schizophrénie sociale et la multiplicité des identifications « virtuelles ».
Ainsi vous pouvez avoir un profil de consultant en nouvelles technologies et prodiguer des cours à distance via une webcam et avoir votre fiche sur le réseau des amateurs ramasseurs de balles de golf dans l’état du Connecticut (désolé pas de lien trouvé).
Plus sérieusement et plus concrètement, l’usage des réseaux sociaux a passé l’effet de mode et se démocratise de plus en plus, jusqu’à concerner des profils extravagants voire même inexistants (on reparlera dans un prochain billet sur ce blog de la sociologie des médias et de la création des besoins générés par les nouvelles technologies… enfin si je me motive un peu à relire).
Ainsi les eMarketer doivent se poser plusieurs questions quant à l’utilisation d’un réseau social au sein de leur stratégie en ligne :
- Comment approcher les réseaux sociaux dans une stratégie marketing ?
- Quel est l’intérêt de cibler un réseau social ?
- Comment cibler les acteurs principaux et les éléments les plus actifs sur un réseau ?
- Quelle typologie de buzz utiliser sur les réseaux sociaux ?
- Un réseau social est il un média dans le média Internet ?
- Pourquoi faut il rompre avec les outils « traditionnels » (mais encore nouveaux) du eMarketing et cibler les réseaux sociaux ?
- Quel est l’objet de la relation à entretenir avec les participants des réseaux sociaux ?
- Ma cible correspondant à quelle typologie de réseau social ?
- Le réseaux de niche est il vraiment une aubaines pour les annonceurs ?
- Y a-t-il des utilisateurs « influents » (pour reprendre le terme de bloggers influents) au sein des réseaux sociaux ?
Nous sommes entrés dans l’air du ciblage via des réseaux sociaux, nous allons pouvoir tirer des best practice de ces stratégies et soyez en sûrs que je vais y prêter une attention toute particulière.
