Ajourd’hui tournons nous vers l’accent latin de Fabio Borquez.
Né en 1964 à Buenos Aires, en Argentine, Fabio Borquez vit actuellement en Allemagne.
Les modèles dévoilent leurs personnages dans leur pose et invite les regards à les regarder dans les yeux (même s’il est que l’exercice est difficile sur certaines photos…), les jeux de lumière, les compositions s’entremêlent dans un univers de sensualité.. Borquez a publié dans des magazines de renommée mondiale tels que Playboy et GQ.
Si je vous dis : “Demain j’enlève le haut“, vous pensez obligatoirement à ce message teasing de l’afficheur Avenir qui en 1981 a fait le tour du monde !
Le photographe de ce coup de force est le français Jean-François Jonvelle.
Assistant du photographe américain Richard Avedon à l’âge de 20 ans il n’a jamais cessé de travaillé qu’avec des femmes : il disait volontiers que son sujet préféré était les femmes qu’il aimait.
Il a d’ailleurs dit : “Quand je photographie une femme je veux qu’elle sache qu’elle est la plus belle de la terre, parce qu’une femme qui se sent belle est vraiment la plus belle femme du monde. Mon bonheur, c’est aussi de n’avoir jamais entravé ma liberté, ni perdu ma fraîcheur, mon instant“.
En 1998 il publie un album de photos sur les décolletés, intitulé “balcons”.
Aujourd’hui attaquons-nous à un monstre de la photographie : David LaChappelle !
Barman à la feu célèbre discothèque Studio 54 il intégra par la suite la revue Interview d’Andy Wharhol.
LaChappelle c’est surtout un sens inné de la mise en scène, ses œuvres empruntent de la pornographie et du surréalisme.
Vous remarquerez à quel point les couleurs des photos de LaChappelle sont très vives, pourtant LaChappelle se refuse d’utiliser des effets en post-production.
Voici une série de clichés orientés dans le mysticisme du corps et de la déraison :
Sachez aussi que LaChappelle fait parti des 10 plus grands noms de la photographie de mode classés par le magazine américain American Photo.
Parlons aujourd’hui de TicKL magazine qui allie érotisme au Polaroïd.
Artistique, sensuel, polisson ce magazine dirigé par la photographe Carmen De Vos est né de l’envie farouche de photographier le quotidien érotique. TicKL magazine navigue dans un territoire éditorial peut ou pas occupé : alors que les revues hard sont trop froides et les revues de charmes trop éloignées, TicKL magazine reflète la sexualité telle qu’elle est, cherchant à comprendre la sexualité plutôt que la démontrer.
Au delà de l’aspect artistique l’objectif est aussi d’exprimer les possibilités du Polaroïd.
Soyez patient TicKL magazine est édité 2 fois par ans…
Pour ce 10ème point de vue entre photographe et érotisme, attardons nous au photographe américain Robert Mapplethorpe.
Véritable esthète il considère à juste titre que la photographie s’adresse à la fois à l’esprit et aux sens.
Repéré par Andy Warhol qui l’engagea dans son magazine Interview ; plutôt habitué aux sujets “classiques” se sont ses photos érotiques d’homosexuels qui l’ont rendu célèbre.
L’univers underground de Mapplethorpe a ainsi pris corps dans sa vision de la société.
Sa vision du noir et blanc très stylisé marque toute une génération.
Si je vous dis : porno chic, provocation, sexe, humour et trash, Terry Richardson devrait remonter en ‘top of the mind‘ … non ? Comment ça non ?! Terry Richardson est l’archétype et l’initiateur d’un courant photographique qui a influencé la mode : bien que les vêtements manquent à l’appel dans la plupart de ses photos, il est l’un des photographe les plus réputés dans le milieu de la mode.
Gucci, Sisley, Levi’s, Miu Miu ont fait la renomée de Richardson.
Son esprit trash trouve sa source lorsqu’à l’age de 13 ans son père photographe quitte le nid conjugal avec Anjelica Huston, agée alors de 17 ans et sa mère s’installa avec… Jimi Hendrix !
Richardson c’est aucune retouche : les boutons des mannequins, les rondeurs ou les traces de la vie accentuent l’impunité.
Gracieusement prêté par une fan des dimanches “Photo + Eros” sur BuzzBizWeb (^^), me voici avec “Cuba Libre” dans les mains ! Cuba Libre c’est 1 heure de shooting imprévue dans une chaude et intime chambre d’hôtel cubaine.
La portraitiste du magazine Elle, Sylvie Lancrenon (que j’admire profondément) a réussi a mêler pudeur, volupté (et non érotisme), tableau intimiste dont les couleurs et l’atmosphère subliment le charme, les formes et le nu d’Emmanuelle Béart.
Ceci est mon corps !!
En guise d’introduction Emmanuelle Béart avise le lecteur qui va poser les yeux sur elle : ”Ceci est mon corps. Il n’a rien à cacher. Vous pouvez détourner le regard si vous le souhaitez. Ce n’est pas un acte de liberté, c’est un acte vers la liberté. Quelque chose du désir de réconciliation. Il n’y a pas de provocation. Avec elle, je m’abandonne, je passe de la douceur à la violence, de la timidité à l’exhibition…”
Photographe américaine née en 1953, Nan Goldina très vite été confrontée à la réalités et aux difficultés de la vie, loin des récits mielleux de l’érotisme bon marché elle a mis 16 années pour constituer son plus bel opus : “The Ballad of Sexual Dependency”, l’oeuvre d’une vie, des tabous, des moments emprunts de drogue, de violence… les 800 photographie qui la composent sont de véritables narrations sexuelles.
Au delà de certains clichés Nan Goldin se soucie surtout du comportement physique des gens : en opposant le mythe de la réalité de la vie conjugale aux réalités et autres détails de la vie.
Pour notre 6ème point de vue, plongeons nous dans l’univers de Bettina Reims, photographe française née en 1952.
Avec Bettina Reims le nu devient secondaire, ses portraits s’attachent à montrer le contrôle de l’être en opposition à la dégradation du corps. C’est la raison pour laquelle le Président Jacques Chirac s’est fait “prendre” par la photographe. Le portrait de femme est le coeur de l’oeuvre de Bettina Reims.
C’est avec la série Chambre Close, réalisée entre 1990 et 1992, qu’elle connait son premier succès : elle est exposée dans le monde entier. Le livre est à ce jour un best seller régulièrement réédité.
La consécration vient alors avec la série I.N.R.I. (1999), dont le projet retraçait les principales scènes de la Bible et de la vie du Christ. Ce livre déclencha une violente polémique en France.
Attardons-nous sur “Beautiful agony” : cette collection montre des modèles prises au réveil le matin ou dans un moment post-libidonal… Le rapport de proximité, favorisé par la vue en plongée, apporte l’intimité souvent oubliée dans les photos érotiques.
La traduction de l’extase ou de la souffrance est alors apportée par l’expression du regard du modèle.
Merci de revenir pour notre rendez-vous dominical.
Libéré et libérateur, l’œil du photographe révèle souvent au monde (ou tout du moins à ses ‘lecteurs’) des hypocrisies sociales, économiques, politiques etc.
Aujourd’hui Roy Stuart, photographe américain né en 1955, nous entraine dans une réelle dénonciation, celle de l’imagerie de la mode, en pénétrant dans la sphère privée et cachée, révélant la pudeur là où l’attend le moins (aisselles non rasée…).
Il n’hésite pas à exhiber des femmes sans complexes, libérées des leur pulsions et de leur libido, on est loin du porno chic.
La photographe Philip Toledano n’a pas du prendre beaucoup de plaisirs au téléphone, ou peut être, sous le charme fou d’une de ses interlocutrice, il a décidé de franchir la ligne* … en allant photographier l’envers du décors : un reportage sur ces dames à l’autre bout du téléphone (rose celui là) qui prodiguent à tous les hommes de la terre ce plaisir si … intime, ça donne Phone Sex.
“Morceaux choisis” :
* entendez ligne : rose, téléphonnique, blanche etc.
Pour ce 2ème point de vue érotique de la photographie, laissons nous emporter par le dandy Helmut Newton.
Provoquant, sexy, célèbre, Helmut Newton est un précurseur : celui du ‘glam trash’ ou du ‘porno chic’.
LE photographe qui aima les femmes.
Né à Berlin en 1920 il s’est éteint au volant de sa Cadillac sur Sunset Boulevard à Hollywood à 83 ans…
Les 2 caractéristiques principales de Newton, le jeu et le travestissement, sont deux paradigmes de la photographie Berlinoise des années 20.
Ses photos ont largement influencé la mode (et non l’inverse) durant les 23 années où il officié à Vogue.
Entre provocation et obsession (on trouve beaucoup de photo de lui en femme), ses créations n’ont laissé personnes indifférents : aussi bien les féministes que les artistes les plus branchés du moment (Wharhol) ; “Je veux choquer les lectrices bourgeoises. » avouait-il.